Horreur (Partie 1 : 1997-2006)

 

1) Kenpuu Denki Berserk (Berserk) (1997)BerserkType: TV

Durée: 25 épisodes de 24 minutes
Diffusion: Du 08 octobre 1997 au 01 avril 1998
Saison: Automne 1997
Producteurs: VAP, Hakusensha, Nippon Television Network
Studio: OLM
Licence Française : Dybex
Source: Manga (Glénat)
Genres: Action, Aventure, Drame, Fantasy, Horreur, Seinen, Surnaturel
Manga d'origine :
Berserk [Publié depuis le 25 août 1989]
 
Synopsis :
Un mercenaire, connu sous le nom de Guts, survit en mettant jour après jour sa vie en jeu sur le champ de bataille, passant d'un bain de sang à un autre.
Après une bagarre avec la troupe du faucon, Guts est recruté par son leader charismatique Griffith, surnommé le "faucon blanc". Alors que la quête de reconnaissance du groupe continue, Guts se rend compte lentement que le monde n'est pas aussi noir et blanc qu'il le supposé.
Berserk est un récit sombre qui suit la lutte d'un homme pour trouver son propre chemin, tout en soutenant la soif de pouvoir d'un autre, et la tragédie inimaginable qui commence à faire tourner les roues du destin.
 
Descriptif :
Après un premier épisode d'introduction, où on découvre un Guts mutilé dans un monde dès plus sinistre, s'ensuit un long flashback de 24 épisodes pour comprendre comment il en est arrivé là.
 
L'ambiance fantasy/médiévale/chevaleresque, devient peu à peu plus lourde, plus obscure, avec l'arrivée d'éléments surnaturels. Ici les démons sont des créatures puissantes, contre lesquels le commun des mortelles semble bien impuissant. Mais l'anime n'est pas centré sur la destruction d'un "grand méchant" pour apporter la paix. Non il s'agit de l'histoire d'un guerrier sans but qui décide de soutenir un meneur dans sa soif de pouvoir. Avec une réflexion sur la part sombre de l'âme humaine.
 
Le scénario insiste surtout sur un trio de personnage : Guts, le guerrier rustre qui percera peu à peu sa carapace ; Griffith, le meneur dont les intentions se révèlent de plus en plus obscures ; et enfin Casca, la combattante au caractère bien trempé qui ne souhaite pas être vue comme une femme. Entre les scènes de batailles sanglantes, l'histoire prend le temps de resserrer l'étau autour de ce triangle.
 
Si le manga d'origine est une référence incontestable des mangas de dark fantasy, l'adaptation a plusieurs défauts important :
-La qualité d'animation est terriblement pauvre et lente, elle était déjà triste à l'époque alors aujourd'hui... Par contre les décors sont plutôt réussis.
-En plus de la lenteur visuelle, il y a également de nombreux moments de blancs dans le scénario
-L'arrivée du fantastique se fait de manière bien trop discrète dans les premiers épisodes.
 
La fin de l'anime n'est que le début d'une longue histoire qui se poursuit évidemment dans le mangas, et bien que l'histoire générale reste fidèle, de nombreux changements ont été apportés au scenario. Avec la modification, ou l'élimination, de certains personnages et de certaines des scènes les plus violentes, ainsi que des coupes dans le scénario. On peu également noter une modification des thèmes abordés. L'amitié et l'ambition sont plus développés et accentués, alors que la causalité et le surnaturel on était réduit. A savoir que toutes les modifications ont été réalisés avec l'approbation du créateur du manga, Kentaro Miura.

2) Perfect Blue (1998)Perfect blueType: Film

Durée: 1 film de 80 minutes
Sortie : 28 février 1998
Studio: Madhouse
Licence Française : Kaze
Source: Roman
Genres: Démence, Horreur, Psychologique, Drame
 
Synopsis :
Mima, une chanteuse adulée et extrêmement populaire décide de quitter son groupe pour se vouer à une carrière d'actrice. Alors que cette décision provoque la colère de nombreux fans, elle persiste et accepte un petit rôle dans une série télévisée. L'image sage et édulcorée de l'icône pop est alors écornée lorsque la jeune femme doit jouer des scènes de viol collectif et se dévoile nue dans des photos de charme. Depuis sa reconversion, d'inquiétants événements entourent Mima et ses proches : des hallucinations, des menaces et pire encore... des meurtres. Sa vie glisse lentement dans un cauchemar et la fiction semble rattraper la réalité.

Descriptif :
Premier film de Satoshi Kon, connu aujourd’hui pour ses œuvres emblématiques, comme Paprika, Paranoa Agent, ou encore Tokyo Godfathers. Perfect Blue commence comme une histoire plutôt simple en racontant la nouvelle vie de Mima, jeune fille arrêtant sa carrière de chanteuse pour devenir actrice. Mais le film nous plonge rapidement dans une histoire sordide, où il est question d’un assassin psychopathe qui traque l'héroïne. Comme dans beaucoup de ses œuvres le réalisateur crée volontairement l'ambiguïté dans ses thèmes et ses personnages.
 
Perfect Blue explore la psyché humaine à travers son héroïne, jugée de toute part par la société et consciente des sacrifices qu’elle doit faire pour exister dans un univers sans scrupules. Les thématiques du film exploitent les perversions de l’être humain pour créer un sentiment de malaise qui reste constant durant tout le film. Le film se veut une critique de la société de consommation japonaise.
 
La grande force de Perfect Blue est de nous faire ressentir le calvaire de l'héroïne qui ne sait plus où se situ la réalité et l'illusion. Utilisant des plans faussement similaires, des ellipses entrecroisées, des répliques redondantes, Satoshi Kon nous entraîne dans un véritable dédale sans aucune prise à laquelle se raccrocher, avec une Mima s'enfonçant toujours plus dans ses hallucinations.
 
La mise en scène dépeint un univers cruel avec des techniques de mise en scène perturbantes et une colorimétrie souvent volontairement très terne. Bien que les graphiques accusent un âge certain, avec une animation à l'économie. A ça s’ajoute des meurtres particulièrement gores et des techniques de mise en scène qui rendent le tout très brusque. Avec une séquence finale, déroutante par la simplicité de la résolution de l’intrigue, mais captivante par sa représentation de la folie, avec un final  imprévisible.
 
Perfect Blue est un film brillant profitant de thèmes complexes et donnant à réfléchir. Par contre certains le considèrent comme le genre typique des animes présentant des scènes de sexes et de  violence gratuites.

3) Vampire Hunter D (2000)Vampire hunter dType: Film

Durée : 1 film de 97 minutes
Sortie : 25 août 2000
Producteurs: Animate Film, Movic
Studio: Madhouse
Licence Française : TF1 vidéo
Source: Roman
Genres: Action, Drame, Fantasy, Horreur, Romance, Science-fiction, Vampire
 
Synopsis :
L'histoire tourne autour de D, demi-vampire (né d'un père vampire et d'une mère humaine) et  chasseur de vampires renommé. Ses prouesses de chasseur lui valent une certaine acceptation parmi les humains. Un jour il est appelé pour retrouver Charlotte Elbourne, la fille d'une famille aisée qui a été kidnappée. Les frères Markus et leur gang de chasseurs de primes ont également la même mission. Au milieu de cette chasse se cache un mal sinistre qui a créé un piège terrifiant, auquel personne ne s'attend, et duquel peu survivront. Les chasseurs pourraient rapidement devenir la proie!

Descriptif :
Le récit est simple et linéaire, mais parfaitement efficace. D’abord parce qu’artistiquement c'est magnifique, mais également parce que Kawajiri n’a pas oublié de soigner l’ambiance gothico-baroque tout en offrant un rythme soutenu.
Le film mélange : mythe du vampire, touche de western, un peu de science-fiction, de gore, et un héros charismatique. Le tout avec une histoire sombre se terminant dans une apothéose visuelle et musicale. L’ambiance de ce film est à la fois sombre et pessimiste, mais également mélancolique et envoûtante. Le vaste univers du film est peuplé de créatures hideuses ou superbes, avec des personnages intéressants et travaillés, enfin autant que le permet le format film. Mais parmi tous les personnages, D se démarque évidement. Il est l’incarnation du vampire romantique gothique : silencieux, calme, mélancolique, rongé par un passé mystérieux et lutant contre ses pulsions. Il est à la fois charismatique et inquiétant.
La réalisation est tout simplement exemplaire, le design de Kawajiri reste impressionnant, avec une bien belle animation, malgré que le film n'est plus tout jeune. Le tout servit avec une musique envoûtante s’accordant parfaitement avec l'ambiance.
 
Vampire Hunter D est un régal pour les yeux et les oreilles, et satisfera aussi bien les amateurs de fantasy et d'horreur, que d'action.

4) Elfen Lied (2004)Elfen liedType: TV

Durée: 13 épisodes de 25 minutes
Diffusion: Du 25 juillet 2004 au octobre 2004
Saison: Été 2004
Producteurs: VAP, Genco, A-Line
Studio: Arms
Licence Française :Kaze  / @Anime
Source: Manga
Genres: Action, Horreur, Psychologique, Surnaturel, Drame, Romance, Seinen
Manga d'origine :
Elfen Lied [12 tomes, publiés de juin 2002 à août 2005]
 
Synopsis :
Lucy, est une Diclonius (mutants qui possèdent de terribles pouvoirs psychiques) devenue amnésique suite à une blessure reçue pendant son évasion d'un  laboratoire gouvernemental. Elle a alors développée une double personnalité. Oscillant entre les phases où elle est une gentille fille de 15 ans, et celle où elle redevient une tueuse sanguinaire.
 
Descriptif :
Elfen Lied a toujours était sujet aux polémiques, avec ses très nombreuses scènes de gore et de nu pas forcément justifiées. Pourtant, pour Mamoru Kanbe (le directeur), Elfen Lied est une histoire d'amour et son but était « d'amener les spectateurs aux larmes».
 
La plupart des épisodes contiennent de la violence graphique, du gore, ainsi que de la violence  psychologique. Allant jusqu'à mettre en scène des jeunes enfants. La scène de l'évasion (épisode 1), est particulièrement connue pour sa nudité, sa violence graphique et ses thèmes transgressifs. Kanbe a déclaré qu'il voulait interroger sur les problèmes relatifs à la  discrimination. Les atrocités commises par Lucy serraient influencées par la façon dont les gens sont traités par leurs semblables. Comme dans « Parasite », les Diclonius ne sont ni des méchants ni des gentils. L'anime veut  montrer l'humanité du Diclonius, contre l'inhumanité des humains ordinaires.
 
Malheureusement si l'ont peut accepter les explications de Kanbe pour la violence,  il n'en est pas de même pour les nombreuses scènes de nudité (féminine évidemment), aucunement justifiées cette fois. Pour info, le manga contient encore plus de fan service. L'anime tente de trouver un équilibre entre ses thèmes sombres et la romance, en ajoutant en plus des moments comiques. Mais il lui manque une intelligence, un construction des personnages et une envergure. D’ailleurs, l'équipe de production a avoué avoir du condenser l'intrigue, en laissant de côté des détails importants qui auraient pu servir à rendre la série plus émotive.
 
Mais quoi qu'on en dise Elfen Lied a marqué les esprits, et reste encore aujourd’hui une référence (par forcement en bien) qu'il faut connaître.
L'anime retrace fidèlement le manga jusqu'au tome 6 (pour un total de 12).

5) Jigoku Shoujo (La Fille des Enfers) (2005)Jigoku shoujoType: TV

Durée: 26 épisodes de 25 minutes
Diffusion: Du 05 octobre au 05 avril 2006
Saison: Automne 2005
Producteurs: Aniplex, SKY Perfect Well Think
Studio: Studio Deen
Licence Française : Kaze
Source: Original
Genres: Mystère, Horreur, Psychologique, Surnaturel
 
Synopsis :
Trahis et maltraités par les personnes envers qui ils avaient confiance, des hommes et des femmes de tous ages contactent la mystérieuse Fille des Enfers pour qu'elle les libère de leurs tortionnaires. Mais le prix à payer est lourd : à la fin de sa vie, le commanditaire doit rejoindre sa victime en Enfer et subir en sa compagnie les affres des tourments éternels. Et tous se retrouvent devant un choix difficile : vendre leur âme au diable en échange d'un nouveau départ ou subir l'enfer sur Terre jusqu'à la fin de leurs jours...
 
Descriptif :
L'anime raconte les histoires de personnages divers et variés tentés un jour de recourir à la Fille des Enfers pour que celle-ci envoie en enfer la personne choisie. Évidemment, ce service n'est pas gratuit: l'âme du commanditaire sera également envoyée en Enfer à la fin de sa vie. Chaque épisode relate ainsi des existences différentes sans lien entre elles.
 
Si l’animation n’est pas exceptionnelle, le graphisme fin associé à une palette de couleurs vive et les effets de lumière rendent le tout très esthétique. Mais la qualité majeure de la série c'est son ambiance, très horreur à la japonaise, quand le quotidien plonge dans l’infernale. Il est souvent question d’une pression, que ce soit le harcèlement scolaire, du chantage, ou encore une situation familiale difficile. Comme pas mal d'autres animes du genre, Jigoku Shoujo cherche à montrer les nombreux travers de la société japonaise, avec un certain rôle moralisateur.
 
Malheureusement l'anime possède un gros point faible : un scenario terriblement répétitif. Chaque épisode raconte une nouvelle histoire de vengeance, sans lien entre elles, mais se déroule toujours de la même façon, du moins dans la première moitié de la série. Les épisodes se suivent et se ressemblent, les mêmes scènes, les mêmes répliques. Seule la situation change, mais même là, certaines finissent par se ressembler.
 
Au final, la fille des Enfers est une série où il vaut mieux ne pas enchaîner les épisodes trop rapidement. Comme il n'y a pas vraiment de fil conducteur, son intérêt dépend uniquement de notre ressenti et de notre sensibilité personnelle par rapport à la situation de chaque épisode.
 
Fort de son succès l'anime a tout de même eu le droit à 3 autres saisons.
Jigoku Shoujo Futakomori (26 épisodes ; 2006-2007)
Jigoku Shoujo Mitsuganae (26 épisodes ; 2008-2009)
Jigoku Shoujo: Yoi no Togi (6 épisodes ; 2017)

6) Blood+ (2005)BloodType: TV

Durée: 50 épisodes de 25 minutes
Diffusion: Du 08 octobre 2005 au 23 septembre 2006
Saison: Automne 2005
Producteurs: Aniplex, Mainichi Broadcasting System
Studio: Production I.G
Licence Française : Black Box
Source: Original
Genres: Action, Horreur, Surnaturel, Drame, Vampire
 
Synopsis :
Sous les soins de sa famille adoptive, Saya Otonashi semble être une lycéenne ordinaire, bien qu'elle souffre d'amnésie est n'a aucun souvenir d'avant son adoption il y a 1 an. Cependant, sa vie heureuse est brisée quand elle est attaquée par un Chiroptères, un monstre qui vit en se nourrissant de sang humain. Saya apprend alors qu'elle est la seule à pouvoir les vaincre. Armée de son katana, Saya entreprend un voyage avec sa famille et ses alliés pour débarrasser le monde de la menace des Chiroptères et retrouver son identité.

Descriptif :
Blood + a été inspiré par le film d'animation « Blood: The Last Vampire », mais il n'a pas vraiment de rapport. Il s'agit d'un spin-off et non d'une suite, alors il peut être regardé indépendamment.
 
Un anime sur une fille qui combat des monstres ... c'est pas vraiment l'anime le plus original dont je parle ici. Mais il mérite tout de même une petite place.
Ce n'est pas un anime avec juste une suite de combats; c'est une histoire d'émotions et de résolutions. C'est à la fois une grande aventure autour du monde, avec de l'action, mais aussi une œuvre qui peut être dure et sombre. A la fois complexe mais suffisamment simple pour être suivie sans trop réfléchir, et ou la distinction entre le bien et le mal n'est pas toujours très clair. Malgré ses 50 épisodes le scénario n'a pas trop de temps mort et l'intrigue vas de l'action pur, à la romance et à la comédie.
Malheureusement, l'anime souffre de plusieurs défauts typique des longues saisons. A savoir : des épisodes avec des intrigues qui ne servent pas le scenario principal et un manque d'animation, c'est assez regrettable dans un anime avec beaucoup de scènes de combat.

7) Hellsing Ultimate (2006)Hellsing ultimateType: OAV

Durée: 10 épisodes de 50 minutes
Sortie: Du 20 février 2006 au 26 décembre 2012
Producteurs: Geneon Universal Entertainment, StudioRF Inc., Shounen Gahousha
Studios: Madhouse, Satelight, Graphinica
Licence Française : Dybex
Source: Manga (Tonkam)
Genres: Action, Horreur, Surnaturel, Vampire, Seinen
Manga d'origine :
Hellsing [10 tomes, publiés entre 1997 et 2008]
 
Synopsis :
Depuis des générations, la famille Hellsing protège des créatures maléfiques qui rôdent sous le couvert de la nuit. Mais aujourd'hui, l'héritière de la famille, Integra Hellsing, doit faire face à un nouveau danger : la prolifération des Freaks, des vampires artificiellement créés par l'homme qui sèment la terreur dans tout le pays. De plus, le Vatican a brisé un accord vieux de plusieurs siècles en envoyant en terre protestante ses tueurs de l'Ordre Iscariote. Pour faire face à ces multiples dangers, la famille Hellsing peut compter sur son arme absolue, le puissant : Alucard...

Descriptif :
Par un hasard voilà un autre anime de vampire, qui est tout simplement l'exacte opposé de Blood+.
 
Cette version « Ultimate » étant totalement incomparable avec l'anime de 2001, je ne vais  pas les comparer. Pas à cause du changement de studio, ou des quelques années de décalage, ou qu'il est plus fidèle au manga de basse, non. Son gros avantage, c'est surtout d’être une série d’OAV, permettant donc une animation soignée, mais surtout dans le cas présent, un contenu inimaginable à la télévision. Hellsing Ultimate, c'est une sauvagerie sans nom à base de bébés dévorés par des vampires nazis.
 
On retrouve (ou découvre) donc ce bon Alucard toujours aussi charismatique et effrayant, même carrément fou. Il aime torturer ses ennemis et les tue rarement avant de les dépouiller complètement de leur dignité. En bref, il est plus proche d'un méchant que d'un héros. Il ne faut vraiment pas s'attendre à un personnage compatissant ou honorable, on est ici très loin d'un Vampire Hunter D par exemple. Plus globalement il n'y a pas vraiment de développement des personnages.
 
Hellsing Ultimate c'est de la folie et de la violence, une barbarie décomplexée. Avec des  massacres mêlant armes de gros calibre, membres qui volent et fontaines d'hémoglobine sous pression. Voir un monstre immortel combattre des hordes de zombies, de nazis et de prêtres inquisiteurs fanatisés armés jusqu’aux dents, ce n'est pas très courant, même dans les anime. On a même droit à quelques scènes d'humour improbable et totalement surréaliste. La musique n'est pas en reste, avec des accents classiques et même quelques extraits d'opéras.
 
Vous l'aurez peut être compris le scenario est ici secondaire, vous ne trouverez pas de sens profond ou de morale. Uniquement une violence décomplexée.

8) Higurashi no Naku Koro ni (Hinamizawa, le village maudit) (2006)Higurashi no naku koro ni kaiType: TV

Durée: 26 épisodes de 24 minutes
Diffusion: Du 05 avril 2006 au 27 septembre 2006
Saison: Printemps 2006
Producteurs: Geneon Universal Entertainment, Frontier Works, Sotsu, DAX Production
Studio: Studio Deen
Licence Française : Black Box  / Anima
Source: Visual novel
Genres: Mystère, Démence, Horreur, Psychologique, Surnaturel, Thriller
Anime suite:
Higurashi no Naku Koro ni Kai (2007)
 
Synopsis :
Keiichi Maebara est transféré dans une école situé à Hinamizawa, un petite village du Japon. Sa nouvelle vie commence plutôt bien avec ses quatre nouveaux amies : Rena, Mion, Satoko et Rita qui l'on accepté dans leur club de jeux. Mais Keiichi apprend qu'il y a quatre ans, les villageois se sont réunis pour empêcher la construction d'un barrage qui aurait détruit le village. Le conflit se serait terminé par un meurtre et une disparition mystérieuse... Depuis, à la même date, des faits dramatiques semblent se reproduire chaque année...

Descriptif :
Le début peut paraître comment dire... trop normal. On découvre la vie normale d'un adolescent normal, dans un village de campagne normal, avec des amies sympas... mais normaux. Du coup forcément on se demande un peu quel genre d'anime on regarde... Et là on arrive à la fin du premier arc et on comprend mieux l'aspect du coffret DVD (le coffret français de chez feu Anima).
 
Higurashi est un anime qui réunit une ambiance unique mélangeant : comédie tranche de vie, paranoïa, folie, gore, avec un chara-disign kawaii et un univers sérieux et angoissant. Le coté kawaii est détourné mais sans devenir caricatural comme d'autres animes, et ajoute énormément à l'ambiance. Le simple fait de voir des personnages mignon sombrer dans une folie extrême et démembrer, crucifier, torturer leurs semblables, rend cet anime unique.
 
Mais Higurashi ce n'est pas du gore juste pour faire du gore. C'est un anime de mystère. On cherche à comprendre pourquoi cette fille mignonne et gentille il y a 30s est en train d'agiter une machette avec un rire à glacer le sang ? Le découpage du scénario peut perturber puisque chaque arc de 4-5 épisodes montre une histoire qui semble sans liens avec les autres (en tout cas pour la saison 1). Chaque arc semblant recommencer du début, dans un cycle immuable de meurtres toujours plus sanglants.
Mais chaque arc révèle quelques indices, on imagine alors une théorie, qui serra brisée l'épisode suivant, avec un nouveaux événement totalement inattendu. De plus, les personnages sont totalement instable (paranoïa, folie, vengeance...), rendant les rebondissements surprenant et imprévisible.
 
Dans la première saison on cherche la logique, on cherche à comprendre le pourquoi. Et bien qu'à la fin nous avons quelques réponses, nous somme encore loin du compte. Car finalement Higurashi ne prend vraiment de sens qu'avec le début de la seconde saison. Qui change de perspective pour nous permettre de comprendre enfin comment tout est lié.
 

Date de dernière mise à jour : 18/09/2018